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Kadhafi appelle l’Europe à se convertir à l’Islam. Et moi, j’appelle
Kadhafi à se convertir au…
… silence !
Comme relevé par les confrères d’ El Watan Abdekka gère de plus en plus le pays
par ordonnances. Rien n’interdit au président de la République de le faire. Le
président a le droit d’avoir recours comme il l’entend aux ordonnances. Il a
autant le droit de gouverner par ordonnances que celui de changer la
Constitution afin d’y introduire la présidence à vie. Donc, sur ce point, pas de
discussion possible. Par contre, cette gestion par ordonnances peut lever le
voile sur certains phénomènes jusque-là inexpliqués. Comme le trou de la
Sécurité sociale. Malgré les efforts fort louables de la direction de cette
institution, et ceux du ministre Louh, les comptes de la Sécu n’arrivent
toujours pas à sortir du rouge. Enigme qui n’en est plus vraiment une
aujourd’hui, puisque nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que le
recours excessif aux ordonnances peut induire un déficit de plus en plus marqué
de la Sécurité sociale. Ça impacte ! (ce verbe-là, je tenais absolument à le
placer quelque part. C’est fait). Reste à savoir maintenant si le recours de
plus en plus intensif aux ordonnances va entraîner une réaction. Je veux dire
par là que des lois existent. Si un assuré a abusivement recours aux
ordonnances, la Sécu est en droit d’enclencher à son encontre toute une
procédure. Et Abdekka est un assuré, que je sache. Donc, je pose la question :
qu’attend la Sécurité sociale pour convoquer Boutef’ ? Dans un premier temps,
pour un contrôle routinier, chez le médecin expert, conventionné par la Sécu.
Comme nous tous. Il s’agit de cette fameuse feuille blanche et bleue sur
laquelle on vous convoque à l’antenne dont vous dépendez, lettre en bas de
laquelle il est toujours porté cette mention : «Veuillez vous munir de votre
dossier médical.» Si l’assuré Boutef’ est en règle, si les certificats médicaux
qu’il fournit correspondent bien au nombre astronomique d’ordonnances qu’il a
déposées, la procédure s’arrêtera là. Pas besoin d’aller chercher des poux dans
la tête d’un homme en règle. Par contre, s’il s’avère que les ordonnances
fournies l’ont été par complaisance, sans motif réel, là, j’estime que la loi
doit s’appliquer dans toute sa rigueur. Les textes existent. Ils sont clairs. Et
je précise, dans la foulée, que ne doit pas être puni seulement celui qui a
déposé les ordonnances. Non ! Les médecins qui les ont rédigées sont aussi
coupables que le malade. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
H. L.
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