Jeudi 02 septembre 2010
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Culture
LE SOIR NUMÉRIQUE & SAT
Chronique du jour
Pousse avec eux
Edition du jour
 
 
 
Nos archives en HTML


Trop d’ordonnances tue la Sécu !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Kadhafi appelle l’Europe à se convertir à l’Islam. Et moi, j’appelle
Kadhafi à se convertir au…

 

… silence !

Comme relevé par les confrères d’ El Watan Abdekka gère de plus en plus le pays par ordonnances. Rien n’interdit au président de la République de le faire. Le président a le droit d’avoir recours comme il l’entend aux ordonnances. Il a autant le droit de gouverner par ordonnances que celui de changer la Constitution afin d’y introduire la présidence à vie. Donc, sur ce point, pas de discussion possible. Par contre, cette gestion par ordonnances peut lever le voile sur certains phénomènes jusque-là inexpliqués. Comme le trou de la Sécurité sociale. Malgré les efforts fort louables de la direction de cette institution, et ceux du ministre Louh, les comptes de la Sécu n’arrivent toujours pas à sortir du rouge. Enigme qui n’en est plus vraiment une aujourd’hui, puisque nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que le recours excessif aux ordonnances peut induire un déficit de plus en plus marqué de la Sécurité sociale. Ça impacte ! (ce verbe-là, je tenais absolument à le placer quelque part. C’est fait). Reste à savoir maintenant si le recours de plus en plus intensif aux ordonnances va entraîner une réaction. Je veux dire par là que des lois existent. Si un assuré a abusivement recours aux ordonnances, la Sécu est en droit d’enclencher à son encontre toute une procédure. Et Abdekka est un assuré, que je sache. Donc, je pose la question : qu’attend la Sécurité sociale pour convoquer Boutef’ ? Dans un premier temps, pour un contrôle routinier, chez le médecin expert, conventionné par la Sécu. Comme nous tous. Il s’agit de cette fameuse feuille blanche et bleue sur laquelle on vous convoque à l’antenne dont vous dépendez, lettre en bas de laquelle il est toujours porté cette mention : «Veuillez vous munir de votre dossier médical.» Si l’assuré Boutef’ est en règle, si les certificats médicaux qu’il fournit correspondent bien au nombre astronomique d’ordonnances qu’il a déposées, la procédure s’arrêtera là. Pas besoin d’aller chercher des poux dans la tête d’un homme en règle. Par contre, s’il s’avère que les ordonnances fournies l’ont été par complaisance, sans motif réel, là, j’estime que la loi doit s’appliquer dans toute sa rigueur. Les textes existent. Ils sont clairs. Et je précise, dans la foulée, que ne doit pas être puni seulement celui qui a déposé les ordonnances. Non ! Les médecins qui les ont rédigées sont aussi coupables que le malade. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

Nombre de lecture : 5541

  Édition papier
Lire le journal en PDF

Télécharger la version compressée

CE QUI S’EST RÉELLEMENT PASSÉ À TIBHIRINE

Télécharger

 

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site